Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, et de hauts magistrats visés par une enquête pour «

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, et de hauts magistrats visés par une enquête pour «

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Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, et de hauts magistrats sont visés par une enquête pour « faux témoignage » lors de leur audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les obstacles à l’indépendance du pouvoir judiciaire, a fait savoir jeudi 14 janvier le parquet de Nanterre à l’Agence France-presse (AFP). Outre M. Lallement, le président de la cour d’appel de Paris, Jean-Michel Hayat, la procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, et l’ancienne procureure du Parquet national financier (PNF) Eliane Houlette sont visés par cette enquête ouverte après des signalements du député du Nord Ugo Bernalicis, issu des rangs de La France insoumise, a précisé le parquet, confirmant une information du journal 20 Minutes. En septembre 2020, M. Bernalicis, président de la commission d’enquête sur l’indépendance de la justice, avait accusé sept hauts responsables – procureurs, préfet, directeur de la police nationale – de « faux témoignages » et de « parjures » devant les parlementaires. Il avait alors saisi le procureur de la République de Paris pour une série de déclarations « mensongères » sous serment. « Déclarations discordantes » Est visé en premier lieu le procureur lui-même, Rémy Heitz. Dans un des courriers de M. Bernalicis à la justice, que l’AFP a pu consulter, le député pointe une note interne sur le sort de « gilets jaunes » interpellés, alors que M. Heitz a assuré n’avoir « signé aucun document donnant des instructions à [ses] collègues ». Le préfet de police de Paris est, lui, accusé de ne pas avoir dit la vérité lorsqu’il a affirmé ne pas avoir « trouvé les organisateurs » de manifestations de policiers non autorisées en juin. Concernant Mme Champrenault et Mme Houlette, M. Bernalicis met en avant des « déclarations discordantes » sur des interventions dans le cadre de l’affaire Fillon. « Des mensonges ont été délibérément prononcés », en déduit le député du Nord. L’ancien président du tribunal de Paris Jean-Michel Hayat est aussi soupçonné de « parjure » sur les raisons de la désignation du juge Serge Tournaire dans le même dossier Fillon. Au départ distincts, les cinq signalements ont été regroupés au sein d’un même dossier, a précisé le parquet de Nanterre à l’AFP. Des signalements concernant le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, et l’ancien procureur de Nice Jean-Michel Prêtre sont eux « en cours de traitement » par le parquet de Paris. Le faux témoignage est passible de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende mais les condamnations pour faux témoignages sont extrêmement rares, la jurisprudence exigeant de démontrer une intention caractérisée de tromper les parlementaires. En juin 2019, une procédure ouverte par le parquet de Paris pour des soupçons de « faux témoignage » devant la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla, et visant le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron Patrick Strzoda